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Comment on planifie une saison de pâturage

Chaque printemps, on construit ce qu’on appelle un plan de pâturage.


On y définit le nombre de jours que les animaux devraient passer dans chaque parcelle, en lien avec les périodes de repos nécessaires pour laisser les champs se régénérer.


On essaie aussi de faire correspondre ça avec la croissance de l’herbe au fil de la saison.




Mais honnêtement… plus la saison avance, plus ce plan change.


La pousse de l’herbe n’est jamais linéaire. Elle accélère au printemps, ralentit en période sèche, repart après la pluie… et on doit constamment s’adapter.


On travaille aussi avec des principes d’agriculture régénératrice.


L’idée est simple : utiliser les animaux comme un outil pour améliorer les sols plutôt que de les épuiser.


Concrètement, ça veut dire qu’on cherche à :

  • maximiser les périodes de repos des parcelles

  • éviter le surpâturage

  • stimuler la repousse naturelle des plantes

  • et améliorer progressivement la vie du sol au fil des années


Certaines parcelles, par exemple, sont volontairement moins sollicitées pour leur permettre de se reconstruire.


On doit aussi jongler avec les besoins du troupeau.


Les agneaux sont dirigés vers les parcelles les plus riches pour soutenir leur croissance.


Les brebis, elles, peuvent pâturer des zones plus variées et moins riches, mais on s’assure toujours qu’elles arrivent en bonne condition à l’automne pour la reproduction.


À partir de là, on ne travaille jamais avec un seul scénario.

On construit un plan A… mais aussi des plans B, C, D :

  • sécheresse

  • excès de pluie

  • parcelles à améliorer

  • parcelles sacrifices

  • parcelles à haute performance réservées aux agneaux


Tout est prévu à l’avance, mais rien n’est figé.


Et ensuite, on ajuste.


On observe la hauteur de l’herbe, les temps de repos réels, la réaction des animaux après chaque passage… et on prend des notes tout au long de la saison.


Avec les années, ces observations deviennent presque aussi importantes que le plan de départ.


C’est là qu’on comprend quelque chose d’essentiel.


Travailler avec des principes d’agriculture régénératrice, ce n’est pas suivre une méthode rigide.


C’est apprendre à travailler avec le vivant — les sols, les plantes, les animaux — et accepter que chaque saison soit différente.


Au final, une saison de pâturage, ce n’est jamais un plan qu’on applique.

C’est un plan qu’on ajuste constamment, en essayant de rester aligné avec les champs, les animaux… et leur capacité à se régénérer.


C'est un plan vivant.


Comme nous.



 
 
 

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